Rhodes du 28 mars au 13 avril 2026

Un nouveau séjour à Rhodes, sur une durée plus longue de deux semaines, qui nous permettra de voir l'île plus en détail. La période choisie est aussi essentielle: tôt en saison pour avoir le minimum d'encombrement à Rhodes et Lindos, mais aussi en incluant la semaine de Pâques orthodoxe. Si le fait de venir avant la saison est intéressant du point de vue de la fréquentation, par contre beaucoup de restaurants voire d'hôtels sont fermés (en particulier ceux cités dans le GDR). Cela nous oblige à des  recherches plus longues pour déjeuner ou diner. Les restaurants ou boutiques s'ouvrent progressivement dans la semaine Pascale.
Le temps a été d'abord assez médiocre avec des averses et le lundi 6 avril a été le premier jour sans pluie; ensuite beau temps mais toujours assez frais, pas plus de 19 degrés à l'ombre. Le 1er avril un vent de force 8 et un ciel menaçant toute la journée mais peu de pluie.
Pendan 5 jours, déplacements à pied dans la ville de Rhodes puis location de voiture pour circuler dans l'île. Une VW polo quasi neuve, louée chez Your Trust Rent A Car 33€ par jour; aucun problème, voiture déposée à l'entrée de la vieille ville tout près de l'hôtel et rendue à l'aéroport.

Le départ:

tout se passe normalement au départ de Roissy avec le retard habituel et un petit repas correct (crudités, boulettes de viande et pâtes, petit cookie) dans l'avion AEGEAN Paris Athènes. Puis c'est le vol Athènes Rhodes et là au moment d'atterrir, alors que nous sommes proches du sol, le pilote remet plein gaz et refuse l'atterrissage. C'est la première fois que cela nous arrive et l'impression est forte; heureusement pas de panique dans l'avion au moment de la remontée. Nous apprendrons ensuite qu'il a estimé qu'il y avait trop de vent et que la sécurité était en jeu. On ne peut pas le lui reprocher mais la conséquence c'est le retour sur Athènes et une nuit à l'hôtel DIVANI Apollon, à Vouliagméni. C'est un palace (plus de 500 € la chambre) avec une chambre superbe. Le petit déjeuner était lui aussi superbe, sauf ... un café infâme et un jus d'orange purement artificiel, au goût beurk, complétement indigne de cet hôtel (les oranges sont à 1€ le kg pourtant) Re-départ le lendemain où tout se passera bien. Ci-dessous la vue depuis notre chambre


La ville de Rhodes:

séjour au cava d'oro, dans la vieille ville, où nous avons été chouchoutés comme jamais. Nous étions les seuls clients, une chambre magnifique (la 20) avec un mélange d'ancien et de moderne, un petit déjeuner pantagruélique et les attentions de nos hôtes. Voir ci-dessous notre superbe salle de bains.


A notre arrivée 90% des boutiques à souvenirs de la vieille ville était fermées et beaucoup de restaurants mais évidemment achats possibles dans la ville moderne. Progressivement dans la semaine les boutiques s'ouvrent le matin mais tout est fermé dans l'après midi, quand les clients descendus des paquebots sont remontés à bord; par exemple 2 paquebots dans le port, ça donne du monde dans les rues. Et bien entendu personne dans l'eau, elle est beaucoup trop froide.




A 18h plus personne dans les rues, la place Hippokratous est déserte alors qu'en temps normal c'est l'endroit le plus encombré. Nous en avons profité pour aller au hasard dans les petites ruelles, dans les douves, le long des remparts.
L'église Notre Dame du bourg, toute proche de notre hôtel:


Quelques vues des murailles ou des portes


Visite du musée encore une fois mais pas du grand palais, trop connu. Dans ce musée les stéles des chevaliers,



quelques belles mosaïques,




 et la maison Villaragut (celle-ci mal en point, suites aux pluies l'eau s'écoulait du toit en plusieurs endroits)



Tout à côté la célèbre rue des chevaliers





Comme d'habitude en commandant en grec dans les restaurants on se démarque des autres touristes et par exemple le sourire s'élargit et on nous donne un petit ouzo auquel les autres n'ont pas droit.

Lindos:



à Lindos séjour chez villa Zinovia, trouvé dans le routard. Zinovia est une vieille dame qui parle français et qui loue quelques chambres simples sans petit déjeuner. Location très bien située près du centre du village et près d'un parking, resté gratuit en cette saison. Par contre je ne recommande pas de résider à Lindos en période chargée. En effet tous les parkings sont payants (7€ quelle que soit la durée) et si comme nous vous partez de Lindos le matin, quand vous revenez dans l'après midi plus une place libre sauf très loin de la chambre sur le parking des bus. La chasse aux touristes commence le 7 avril qui voit les parkings devenir payants et il y a du monde pour faire la chasse; la semaine sainte est aussi celle du pognon. Donc ne résidez à Lindos que si vous ne vous déplacez pas en dehors.
Les restaurants et boutiques ouvrent progressivement dans le courant de la semaine sainte. Et finalement grosse affluence avec les cars qui débarquent les touristes en rangs serrés. Je pense vraiment qu'il ne faut pas venir à lindos malheureusement sauf hors saison. La visite de l'acropole en particulier doit être sans intérêt. Nous y avons été vers 9h30 et jusqu'à 11h très peu de monde; ensuite il commence à y avoir du monde même en avril, donc imaginez en été ! Par contre quand il y a peu de visiteurs, la promenade vaut le coup pour les ruines et les points de vue.



Une curiosité à Lindos: beaucoup d'employés sont asisatiques, venus de ??? Une filière pour l'emploi. D'ailleurs ces employés ne parlent pas grec et dans une créperie je suis obligé de commander en grec. Beaucoup de créperies d'ailleurs à Lindos, c'est à la mode. Nous ferons plusieurs repas chez Dolce Amaro, crêpes délicieuses en particulier avec miel, noix, yaourt et banane !
A Lindos attention il y a des restos piège à touriste et nous en avons hélas visité un (beaucoup de bons restaurants étaient encore fermés, voir page restos).
Une particularité de Lindos: les superbes portes d'entrée; il y en a toute une collection dont voici des exemples:


La plage principale est assez agréable quand elle n'est pas couverte de transats. On peut aller d'un bout à l'autre en suivant un petit chemin.


La fameuse plage de St Paul est jolie mais quand on voit que dès le début avril les transats sont serrés les uns sur les autres, imaginez avec tous les gens qui vont avec ?
 

Depuis Lindos nous avons fait quelques visites:

Le monastère de IPSENIS: tout neuf avec une belle église et la particularité d'avoir un chemin de croix sur une colline toute proche. Habité par des nonnes, il a été sauvé de justesse des flammes. Tout autour les arbres ont brûlé et même deux d'entre eux à l'intérieur de la clôture. Les routes alentour ont aussi souffert du feu et sont abimées.




Le monastère de THARI: une vieille église couverte de fresques et d'icônes. A sa sortie un jeune francophone offre des gâteaux secs.

 

Au sud de Thari impossible de poursuivre la route, il faut faire demi tour. La route est coupée par un torrent, issu des pluies énormes récentes (une première aux dires des grecs). C'est d'ailleurs assez fréquent sur l'île, les canaux d'évacuation de l'eau sont comblés et insuffisamment creusés et tout déborde.


Monastère de SKIADI: vaut surtout par le cadre et le calme ambiant, église quelconque. Ici aussi route abimée par les pluies récentes.


Monolithos et ses ruines, déja trop fréquentées à mon goût. On ne peut plus aller voir la construction voûtée à droite, d'où on faisait de belles photos, sans doute jugée trop en ruine. ATTENTION AU PIEGE: en redescendant du fort Orange m'informe que je suis en Turquie ! Le réseau grec Nova ne passe plus et c'est un réseau turc AEVA qui s'impose. Bizarre alors qu'on n'est pas au plus près de la Turquie. Donc attention à couper les données mobiles.


Monastère de ARTAMITI: nous le visitons le jeudi saint et il est plein de grecs qui font beaucoup de bruit en mangeant, buvant et discutant. Il y a en plus une volière avec des volatiles bruyants. La dame qui s'occupe de l'intendance nous offre café, tsaï vounou et une montagne de gâteaux secs. En dehors de cette circonstance particulière liée à la semaine sainte, le monsatère n'a pas d'intérêt, en pleine (re)construction.



Tout au sud de l'île, Prassonissi qui est cette saison est très peu fréquentée. D'ailleurs avec le vent il faisait froid et nous ne nous sommes pas attardés. Par contre les windsurfeurs étaient en pleine activité.


KALAVARDA:

notre dernier point de chute sur la côte ouest,  à l'hôtel Maistrali, tenu par une dame qui parle très bien français. Nous y étions le dimanche de Pâques et nous avons participé au fameux déjeuner. Pour moi de la chèvre cuite au four pendant des heures et pour madame le classique agneau rôti à la broche. Les grecs vont au restaurant en famille. Deux très bons musiciens/chanteurs, avec d'autres chansons que les classiques pour touristes, ça change.
La plage de Kalavarda n'est pas terrible, surtout hors saison, avec pas mal de détritus. Plus au nord la plage de Theologos et notamment celle du Marmara Doreta beach n'est pas à mon goût: beaucoup trop de galets qui font mal aux pieds:



Alors qu'à l'Est on a par exemple la fameuse plage de Tsambika, quasi déserte en cette saison. Ne pas utiliser le toboggan hors saison: germes et microbes assurés


De là on va rapidement vers quelques sites à voir.

Château de KRITINIA: à voir, très belle vue de là-haut.


Skala Kamirou: tout petit port d'où on va à Halki avec quelques restaurants où nous déjeunerons.


L'ancienne cité de Kamiros qui manque malheureusement d'explications. Le site est assez étendu.



Le mont philérimos et ses paons. Ils sont très actifs en ce printemps et les mâles font la roue pour attirer les dames.


A l'intérieur des terres:
l'église St Nicolas de FOUNTOUKI. Une très vieille église avec un petit portail fermé par un cordon qu'il ne faut pas hésiter à dénouer pour entrer. Ensuite ouvrir la prte de l'église. Ces deux portes devront soigneusement étre refermées pour empécher les moutons qui paissent dans la cour de se sauver ou de pénétrer dans l'église. Dans l'église beaucoup de fresques très anciennes.


le village d'Eleoussa et son sanatorium en ruines. Devant ces ruines un dispositif dont je me demandais à quoi il servait ? Après avoir posé la question sur le forum du GDR un membre ayant soumis la question à une AI m'a répondu : c'était une scie à ruban datant de l'époque italienne. Un peu plus loin une immense citerne à ciel ouvert.



Pas loin la villa en ruines de Mussolini. Elle est en hauteur par rapport à la petite route; nous n'y sommes pas montés car nous étions un peu fatigués.

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